Coeliaque, c'est sérieux !
Plusieurs le savent et l’ont expérimenté : l’obtention du diagnostic de la maladie cœliaque se transforme souvent en un véritable parcours du combattant qui, en moyenne, s’étire sur 12 ans. Et parce que plus on en parlera, plus cette réalité changera, on profite du mois de la sensibilisation à la maladie pour faire un survol des étapes menant au diagnostic.

Si le diagnostic est si long à obtenir, c’est d’abord que la maladie cœliaque n’a pas qu’un seul visage, mais s’exprime plutôt de mille et une façons. Et au Québec, cela concerne environ 1 % de la population.

Une maladie caméléon

Avec 200 signes et symptômes possibles, qui peuvent être associés à d’autres problèmes de santé, il est effectivement parfois très difficile d’arriver au bon diagnostic. Alors que certaines personnes ne présentent aucune manifestation de la maladie, d’autres cumuleront peu ou plusieurs symptômes dont ce qui suit n’est qu’un tout petit aperçu. Si les troubles peuvent être d’ordre digestif (constipation, diarrhée, douleurs abdominales et ballonnement), ils peuvent aussi prendre des formes aussi variées que de l’irritabilité, un retard de croissance chez les enfants, l’absence de règles, un délai de puberté chez les adolescents, des douleurs articulaires, des ulcères buccaux récurrents ou de l’ostéoporose.
 
Visionnez la vidéo sur les symptômes de la maladie cœliaque et n’hésitez pas à la partager dans votre réseau.

 

La bonne démarche

Seuls ou combinés à d’autres, ces symptômes peuvent entraîner une importante réduction de la qualité de vie de la personne atteinte. Si cette dernière soupçonne que le gluten lui cause du tort, il s’avère tentant de l’abolir immédiatement de l’alimentation. Mais attention : il s’agit d’un piège à éviter, car cela pourrait camoufler les marqueurs biologiques et ainsi fausser le dépistage, ce qui est loin d’être souhaitable, d’autant plus qu’un suivi médical particulier est nécessaire lorsqu’on est atteint de la MC.
 
La première étape consiste donc à maintenir une consommation normale de gluten et à prendre rendez-vous avec un médecin qui sera en mesure d’orienter le patient vers les différents tests menant au diagnostic. Pour ce faire, il s’appuiera sur une combinaison de plusieurs données dont : la présence de symptômes et de signes associés à la maladie cœliaque, une sérologie positive (habituellement des anticorps IgA anti-TTG- ce test doit être validé par un dosage des IgA pour écarter une déficience), un test génétique positif HLA-DQ2 et/ou HLA-DQ8, des biopsies duodénales positives (réalisées par gastroscopie) et une réponse clinique (biologique) et sérologique au régime sans gluten. Car la diète sans gluten demeure à ce jour le seul et unique traitement de la MC, bien que d’autres avenues thérapeutiques soient à l’étude.
 
Bref, vous comprendrez pourquoi, la maladie cœliaque, c’est du sérieux!
 
Visionnez la vidéo sur le diagnostic de la maladie cœliaque et n’hésitez pas à la partager dans votre réseau.